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mercredi 14 février 2018

Une histoire de rythme ... scolaire. Réflexion et lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l'Education Nationale

Aujourd'hui j'ai envie de vous faire part de mes réflexions sur les rythmes scolaires. Plus que le débat 4 jours / 4,5 jours, c'est plus une réflexion sur la mise en place disparatre des rythmes scolaires que je constate.
En préambule je précise que je ne suis pas une spécialiste / experte juste maman d'une petit puce de 4,5 ans, fille d'institutrice et citoyenne qui se pose des questions.

"Monsieur le Ministre de l'Education Nationale,

Je me permets d'écrire cette lettre ouverte sur mon blog. Elle sera surement peu lue, mais cela me permet de poser là mes réflexions sur les rythmes scolaires depuis la réforme dite "Peillon".

Vous êtes arrivés au gouvernement alors que cette réforme était en place depuis quelques temps déjà. Plus ou moins bien perçue, plus ou moins acceptée par les parents et le corps enseignant.

Cette réforme avait pour but de diminuer les inégalités des élèves français vis à vis des apprentissages, en proposant de nouveaux rythmes scolaires. Ces nouveaux rythmes devaient permettre la mise en place d'activités péri-scolaires qui offriraient aux enfants de découvrir (liste non exhaustive) un sport, une activité manuelle, culturelle, une langue étrangère ou que sais-je encore.

Les rythmes (oui je dis rythmes au pluriel volontairement), ont donc basculé sur 4,5 jours d'enseignement, ce qui devaient favoriser l'apprentissage des élèves.

Les communes ont alors été contraintes de mettre en place ces nouveaux rythmes et les horaires ont été laissé au choix des communes. Les activités périscolaires ont alors été organisées au choix (de nouveau liste non exhaustive) : les midi, les soirs, un ou plusieurs après-midi dans la semaine.
Ainsi d'une commune à l'autre les horaires sont différents.

A votre prise de poste vous avez souhaité laissé le choix aux communes de revenir au rythme de 4 jours d'enseignement ou de maintenir le rythme de 4,5 jours.

Je passerais sur le choix des communes et de la concertation ou non-concertation des différents acteurs là n'est pas la question.

Nous avons donc depuis Septembre dernier (et cela va continuer), des élèves qui ont classe sur 4 jours et d'autres sur 4,5 jours.

Je me pose dès lors un certain nombre de questions  :
- l'éducation étant "nationale" en France pourquoi des rythmes différents selon les communes?
- si l'un des rythmes est plus favorable que l'autre aux apprentissages pourquoi n'est-il pas mis en place sur l'ensemble du territoire pour que chaque élève puisse en bénéficier?
- enfin comment prétendre à l'égalité des chances lorsque les ryhtmes différent d'un lieu à l'autre sur le territoire français?

Enfin je vais poser là plusieurs réflexions qui sont très certainement utopistes, mais n'est pas avec l'avenir de nos enfants que nous jouons en modifiant sans cesse les rythmes scolaires?

Si les activités périscolaires sont si importantes pour chacun des élèves pourquoi ne pas les gérer à l'échelon national en lien avec le ministère de la jeunesse et des sports?

Ne risque-t-on pas de voir des parents déménager pour que leurs enfants bénéficient d'un rythme scolaire plutôt qu'un autre? Ou d'activités périscolaires réputées "au top" dans certaines communes ? (avec les conséquences que cela pourrait avoir sur certains secteurs géographiques).

Ne risque-t-on pas de voir des enseignants remettre en cause un rythme plutôt qu'un autre sous couvert d'une inéquité vis à vis de leur contrat (certains seraient en classe le mercredi et d'autre pas avec des zones ou les demandes de mutation seraient beaucoup plus fortes)?

Qu'en sera-t-il des communes ayant investi dans les activités et qui vont se retrouver avec des gens à licencier et peut être même des investissements en équipement et en locaux qui finalement ne serviraient plus ou beaucoup moins ?

Je finirais Monsieur le Ministre en vous disant que cela n'est que le début de la réflexion. En tant que parent d'élève et citoyenne, je me pose réellement la question de l'égalité des chances de chacun des enfants bénéficiant de l'enseignement public.

L'adjectif national du ministère que vous dirigez est important, et il me semble que cela ait tendance à être oublié ces derniers temps.

Pour finir monsieur le Ministre, et si cette lettre venait à vous parvenir (sait-on jamais?), je vous remercie de l'attention que vous y porterez. 

Isamamanlune, 
Maman d'une fille de 4 ans
Citoyenne."

Aux lecteurs et lectrices qui viendraient à passer par là, ce texte est une réflexion qui m'est propre. Je suis ouverte aux remarques, et discussions, je ne pense pas connaitre la question dans sa globalité.
Je ne tolérerais cependant pas les insultes ou les remarques irrespectueuses que je me permettrais de retirer si besoin. 

Bonne lecture

jeudi 13 octobre 2016

Minilune, sa maîtresse, et nous

Cela fait maintenant environs 6 semaines que Minilune a fait son entrée à l'école maternelle. 
Depuis il y a eu la fameuse réunion avec la maîtresse, et nous avons commencé à prendre nos habitudes : accueil du matin, cantine, goûter puis accueil du soir, et le mercredi centre de loisirs. 
Je dépose donc Minilune le matin à 8h00 et je la récupère le soir vers 18h15. 
Longues journées, pour elle, et pour nous un peu la course parfois, mais bon on a trouvé un rythme qui fonctionne à peu près. 

Pour ce qui est de l'école, il y a un 1er constat : ma fille n'aime pas l'accueil du matin, ces 30 min. un peu bizarres ou elle se retrouve avec tout plein d'enfants, pas forcément de sa classe, et avec des atsem qui changent chaque semaine (elles se relaient), ça n'est pas son truc. 
Le petit rituel du coucou par la fenêtre, tous les matins a permis en douceur d'arrêter les pleurs. 

Mais le centre de cet article, ce dont je voulais parler c'est de la classe en elle même, et de la maîtresse. 

Lors de la rentrée, j'ai été assez étonné de ne pas voir dans la classe un coin regroupement avec des bancs (ce que je connaissais des classes plus traditionnelles), ni un coin "dînette". 
Je me suis étonnée mais ça s'est arrêté là. 
Le temps de la réunion avec la maîtresse est arrivé, après les explications de la directrice sur les conséquences de vigipirate, les exercices incendie, intrusion et confinement, la maîtresse a pris le temps de nous expliquer comment elle avait axé sa pédagogie. 

Et là..... truc trop bien, de fou, elle a décidé à partir de cette année de se baser sur la pédagogie de Céline Alvarez !!! J'ai découvert son travail il y a environ 6 mois et je trouva ça top. 

Mais qui est Céline Alvarez : c'est une chercheuse qui a aussi enseigné et que l'on voit beaucoup en ce moment dans les médias ( notamment une émission sur France inter il y a peu).
 En s'inspirant de la pédagogie de Maria Montessori (mais pas que) et les avancées des neurosciences, elle développe une pédagogie axée sur l'autonomie des enfants, et sur leur rythme d'apprentissage.
Son site est par si vous voulez vous renseigner.  

En pratique dans la classe de Minilune :
- il n'y a pas de dînette ou de poupons, on cuisine pour de vrai, des compotes en ce moment , à priori des soupes pour la suite, (et non y a pas de vrais bébés pour jouer à la poupée), 
- les enfants nettoient avec des vraies éponges, balais .... 
- il n'y a pas de jeux "d'imitation", les jeux et/ou apprentissage ont un objectif concret : faire de la compote puis la manger par exemple, 
- les activités sont à portée de main des enfants et ils les choisissent. 

Il n'y a surement pas que ça mais ce sont les principaux éléments que j'ai retenu. 

Sinon la maîtresse a décidé de travailler sur le végétal cette année, les enfants observent, et font pousser des plantes en pot dans la classe, ils vont cuisiner / manger des fruits (pour certains du jardin de leur maîtresse) et des légumes,vont aller au marché, dans une bergerie... 

C'est un projet sympa je trouve car ça permet aux enfants 
- de faire des sciences (observations de la nature, de la croissance des plantes ...), 
- de goûter à des fruits, légumes, épices, aromates, 
- de cuisiner ces aliments, 
- et tout pleins d'autre choses qui par ce projet concret permettent aux enfants d'avoir envie d'apprendre. 

Les vacances de la Toussaint approche, Minilune commence un peu à fatiguer, mais elle apprécie de plus en plus l'école, l'accueil du matin est moins difficile qu'au départ. On a mis des rituels en place : aller voir les poules sur le chemin de l'école (des gens en ont dans leur jardin), on fait une croix devant le prénom, indique si Minilune va à l'accueil/cantine, on va à l'accueil puis quand je m'en vais, un coucou par la fenêtre et on entame chacune sa journée. 


Voilà pour les débuts de la scolarité de Minilune.